
Internet est pour moi un fabuleux outil de communication et ma fenêtre sur le monde. Le monde, tel qu’il est, toi, moi et les autres, et aussi les vous et les eux, c’est aussi cela la biodiversité, et la multiplicité des vérités et des pensées. Alors en attendant que j’aie le temps d’ouvrir un blog, et d’échanger en direct, laissez-moi un mot. Ici, vous serez toujours bien accueilli. Alors pourquoi j’écris ? Pour eux, pour vous, pour toi et aussi pour moi !

Salon du Livre PARIS - Samedi 15 Mars 2008 - Pour l'horaire merci de vous connecter au site du Salon du Livre
L'écriture
Lorsque le travail réparateur de la nuit s’est accompli, avant que les premières lumières de l’aube n’apparaissent, ils se manifestent. Jamais tous à la fois. Un par un.
Qu’il revienne de l’avenir ou qu’il émerge du passé ou des temps sombres, ce visiteur de la première lueur prend la parole. Il me secoue : « Allons, debout, il faut leur dire… il faut écrire. Il faut conter l’histoire, la société, celle d’hier, celle de demain, nos larmes et nos rires… explique-leur que la vie n’est pas ce qu’ils croient, elle s’éveille dans les profondeurs de l’univers, c’est vraiment là que se niche l’intelligence de l’homme.
Quelle est cette étrangeté, cette manifestation de l’impalpable, cette compagnie subite qui décide, ordonne et sait se faire obéir ? Ne vous y trompez pas, je suis obligée de parler, de transmettre, car ils ne me laisseront pas en repos. Certains petits matins j’ai tenté de résister, mais c’est peine perdue, ils se déchaînent. Ils provoquent une avalanche de mots un bouillonnement de lettres, une tempête dont l’issue incertaine oblige à se lever pour calmer le jeu. Leur jeu. Alors à cette heure magique, dans le calme étrange de ce moment où la vie semble encore se reposer, ce moment impressionnant où, je l’ai remarqué, il n’y a plus une sirène de pompier ou d’ambulance, comme si le temps était suspendu…j’écoute, je les entends et j’écris. Je transmets leurs émotions, la vie. Peu à peu les bruits extérieurs s’éveillent mais mon oreille est devenue sélective, je n’entends plus que les oiseaux dans leurs ébats du matin.